Retranscription du discours de Darren lors de l’évènement Broadway Junior par la Fondation « Shoubert ».

« J’ai l’impression que je viens de libérer des petites souris sous vos pieds et que tout le monde se met à crier. Donc mes amis, je suis ravi, je dirais même excité d’être ici ce matin, j’espère que vous l’êtes aussi. C’est une telle énergie positive. Nous sommes ici pour célébrer le travail des étudiants dans le théâtre. Tout ce que je peux dire, vous le savez déjà, nous sommes tous ici, à cause du théâtre, que vous soyez débutants ou que vous ayez déjà fait quelques spectacles, nous savons tous que c’est une expérience familiale.

Beaucoup de mes meilleurs souvenirs proviennent de l’époque où j’ai commencé le théâtre, je n’étais pas beaucoup plus vieux que beaucoup d’entre vous. J’ai toujours pensé qu’un théâtre vide est comme une église, cela n’a rien à voir avec la religion, c’est une communauté qui se réunit et qui tente de créer quelque chose de plus grand qu’elle, de mettre en commun le meilleur d’elle- même pour être une famille plus forte. C’est à peu près ce que vous faites lorsque vous répétez, lorsque vous créez des choses pour votre communauté, votre famille, vos amis et cela mérite des applaudissements. Nous avons tous quelque chose de cool en commun, nous nous sommes tous produit sur une scène de Broadway, c’est plutôt super.

Je voudrais que l’on applaudisse les étudiants et les professeurs qui passent tout leur temps à se concentrer. C’est très prenant, les répétitions peuvent être énervantes, peuvent être supers, on rigole, on pleure, il y a beaucoup de larmes dans ces moments. Et cela ne se voit pas toujours sur la scène donc je veux que l’on fasse une ovation, et les enfants vous savez ce dont je parle, à vos professeurs, à vos familles, vos principaux, et pour tous ceux qui travaillent pour que vous aillez un bon moment. Gardez vos applaudissements pour toutes ces personnes. Lorsque vous être sur scène, n’oubliez pas de vous amuser. J’ai le privilège de faire un spectacle 7 fois par semaine ici à Broadway, et il n’y a pas un spectacle où je ne me dis que ceci est une expérience extraordinaire. Je n’ai pas perdu le côté magique de tout cela et j’espère que vous ne le perdrez pas non plus. »

© Traduction JDF de Fatima.


Kathie Lee: Ces 5 dernières années, Darren Criss a chanté et dansé jusque dan votre salon grâce à son personnage de Blaine Anderson dans Glee. Mais maintenant que la série est officiellement finie, il retourne à Broadway grâce au rôle phare d’Hedwig dans Hedwig and the Angry Inch. Tu t’amuses, alors?
Darren: Je m’éclate tellement, je suis triste rien qu’ à l’idée que ça puisse se terminer un jour.
Kathie Lee: Ca doit se terminer, vers le 15 juillet, c’est ça?
Darren: Le 19 juillet, alors venez, la fête c’est maintenant!
Kathie Lee: Ce qui est intéressant, c’est que tu en as rêvé de ce rôle, beaucoup de gens ne connaissent ni le spectacle ni le personnage mais c’est quelque chose avec laquelle tu étais familier depuis très longtemps
Darren: Oui, beaucoup de gens qui viennent voir le spectacle ne connaissent pas du tout, et ressentent, ce que j’ai ressenti quand j’étais ado, et c’est vraiment bien de partager ça, j’étais vraiment passionné quand j’avais seize ou dix-sept ans, donc c’est bien de repartager ça avec le monde, ça fait du bien.


Kathie Lee: Pour ceux qui ne connaissent pas du tout, est ce que tu peux donner un bref résumé?
Darren: C’est assez difficile, c’est à propos d’un jeune garçon un peu efféminé de Berlin Est qui arrive dans ce pays à la suite d’évènements horribles, que je ne raconterais pas. Elle raconte tout ça dans des chansons qu’elle écrit et qui sont ensuite volées par l’homme qu’elle aime. Ca raconte un peu comment elle est devenue ce genre de personnage tragique, comment elle est devenue ce qu’elle est aujourd’hui, et je resterai vague, parce que vous comprendrez quand vous irez, c’est fascinant.
Kathie Lee: Dès que tu mets ta perruque, tu rentres dans le personnage?
Darren: Il n’y a rien de mieux pour rentrer dans le personnage qu’un maquillage comme celui là, il n’y a pas beaucoup de gens qui doivent mettre autant de maquillage et de perruques, donc quand on le fait, on se sent forcément différent.


Kathie Lee: C’est un role très difficile physiquement.
Darren: Oui.
Kathie Lee: Comment restes-tu en forme?
Darren: J’ai toujours aimé le sport, le fitness, donc c’est juste un peu plus maintenant, mais les gens croient toujours qu’il s’agit toujours de bien paraître pendant le spectacle, et qu’on fait du sport pour ça, pour être beau, mais c’est surtout pour pouvoir sauter du capot d’une voiture en talons sans se casser la cheville…
Kathie Lee: C’est bien sûr très différent, mais est ce que tu préfères avoir un public, être en live, plutôt qu’à la télé?
Darren: Je viens de ce milieu, j’ai fait du théâtre, c’est toujours tellement réel, ça devient vraiment cathartique, et c’est une collaboration parce que le public dans ce spectacle est aussi comme un personnage, avec lesquels on joue chaque soir, c’est différent à chaque fois..
Kathie Lee: Tu interagis avec des gens du public?
Darren: Oui, c’est le principe, personne n’est épargné!
Kathie Lee: Merci, ça nous a fait plaisir de te recevoir!

© Traduction JDF d’Aurélie

Darren était ce 19 mai, présent à la cérémonie des Audience Choice Awards organisée par le site internet influent de New-York, BroadwayCom.

C’est à cette occasion qu’il à revu l’interprète de Mr.Shue (Glee), Matthew Morrisson, venant lui aussi récupérer son trophée.

Pour voir les images de l’évènement, cliquez sur l’image ci-dessus.

 

S’il y a bien une chose que l’on apprend lorsque l’on doit mettre des couches de maquillage nuits après nuits, c’est que l’on doit bien se sentir dans sa peau. Peu de gens le savent mieux que la star de Glee Darren Criss qui tient le rôle principal dans Hedwig and the Angry Inch à Broadway.

Pour certaines femmes, ce serait leur eye-liner favori qu’elles refuseraient de laisser à la maison. Pour les hommes, ça peut être un peu plus vague, sauf si vous êtes attaché à une certaine crème pour les mains. Mais il y a une chose que nous savons tous- les hommes veulent sortir de chez eux en étant beau, et lorsque votre peau est belle, vous vous sentez beau.
« Vous devez avoir vos rituels » dit-il « tout le monde aime ses rituels ».
Criss n’est pas juste un acteur et un musicien, mais une sorte de gourou esthétique, puisqu’il est associé et investisseur dans une gamme de produit de beauté pour les hommes The Motley. Pour un homme qui s’habille en drag queen pour vivre, qui met et retire son maquillage tous les jours, il n’y avait pas de meilleur candidat pour demander des conseils et bonnes idées pour prendre soin de sa peau.


Christopher Hunt: Qu’en est-il des soins de peau et de soin que les hommes n’ont pas encore assimilé ?

Darren Criss: Tout d’abord, je pense que les hommes, par principe n’y connaissent rien en soin de peau et de beauté. C’est une première chose. Il y a des gars, comme vos lecteurs, qui sont plus éduqués et renseignés, mais c’est une petite partie. Il y a des hommes, dans la soixantaine, qui ont des produits et qui utilisent la même merde depuis qu’ils ont 14 ans. S’ils peuvent le trouver dans le même magasin, dans le même rayon, ils y retournent tout le temps. Et si c’est votre cas, tant mieux pour vous.
Mais si vous êtes intéressés à avoir des rituels plus personnalisés – nous sommes dans une époque où cela fait partie de notre culture et il y a eu un vrai virage en ces termes pour trouver des choses plus naturelles où l’on peut prononcer les ingrédients dans nos produits et dans notre nourriture. Nous voulons que tout soit bio et connaitre sa provenance. Il y a une vraie histoire derrière les choses. Si tu veux vivre dans ce monde, c’est vers là que nous te menons.
Maintenant pour répondre à ta question, les gars ne savent pas que ça existent. C’est une façon simple d’améliorer sa masculinité et d’être le meilleur homme possible.

CH: Donc quelles sont les choses de base que nous devons toujours faire pour prendre soin de notre peau ?

DC: Ma mère est originaire des Philippines et elle m’a toujours fait laver mon visage avec un pain de savon à l’ancienne. Il y a des choses simples, en commençant par se laver le visage le soir et de l’hydrater. Mais ce n’est pas que ça, ce n’est pas que du savon et un peu de crème, c’est trouver des choses qui sont plus naturelles. Là, c’est le moment où je te place nos produits. Nous sommes fiers d’avoir des produits 100 % naturels. Ils ne vont pas contenir 50 000 ingrédients dont des choses qui viendraient d’une autre planète. Pour la plupart d’entre eux, ce sont des produits simples et élégants. Notre gamme phare est notre ligne de produits pour la peau. Il y a la gamme pour se laver le visage quotidiennement, notre mousse à raser et notre crème hydratante. C’est le kit de base pour commencer.

CH: Quels sont tes produits favoris à utiliser ?

DC: Tu sais que ce n’est pas un secret que la Terre nous maintient. Elle nous soutient comme elle peut depuis des années, à la dure. Il y a beaucoup d’huile essentielles qui nous aident car qui d’autre vient de la Terre ? Nous. Donc par exemple nous avons une huile pour la barbe, de nos jours les gars marchent dans la rue avec d’énormes barbes et l’on a l’impression qu’il faut juste la laver et que ça sentira bon. Mais c’est bien plus que ça. Ca sent bon, car ça vient du soin que vous donnez à votre peau car vos poils viennent de votre peau.

CH: Quels sont tes rituels au quotidien ?

DC: Il y a une gamme extra qui s’appelle Herbivore Botanicals. Pour la peau, ils ont cette superbe huile d’argan et églantier. J’ai arrêté de mettre de la crème le soir, car je transpire beaucoup la nuit. J’utilise juste deux ou trois gouttes de ça comme crème et ma peau n’a jamais été mieux. C’est fantastique.

CH: Et pour le rasage ? Quelles sont les règles ?

DC: Se raser peut être une vraie corvée pour les gars. Mais il faut toujours se laver le visage avant de se raser. C’est même mieux avec un exfoliant. Les exfoliants sont vraiment bien car vous revigorer votre moustache et vos poils, vous ouvrez vos pores pour le rasage. Le plus gros problème avec les gars qui se laissent pousser la barbe, c’est qu’ils la rasent juste avec de la mousse à raser et de l’eau. Je vous le dis, c’est la pire chose à faire. C’est un massacre.
Une autre de mes gammes favorites, c’est Urth. Ils font beaucoup de supers produits, de superbes produits pour se laver le visage, de superbes crèmes hydratantes. Mon produit favori est un élixir post rasage qui est vraiment fantastique. Même si tu as une petite coupure, ça resserre bien la peau et l’hydrate.

CH: Une grande partie des soins de beauté est de sentir bon ? Quel est ton conseil pour le parfum ? As-tu une règle ?

DC: J’ai une règle. Ne pas l’asperger sur tes fringues mon pote. Ne le fait pas. C’est mauvais pour tes affaires et c’est mauvais pour le parfum. C’est mauvais pour les gens autour de toi.

Traduction de l’article : x

 

© Traduction JDF de Fatima

 

Aisha Tyler : Après avoir chanté dans les couloirs de McKinley High dans Glee, notre invité est passé de rêve adolescent à reine du punk-rock, dans « Hedwig and the Angry Inch », primé au Tony Awards. Accueillons l’incroyable Darren Criss !

Darren Criss : Merci de me recevoir.

Sharon Osbourne : Tout à l’heure, nous parlions du fait d’appeler des gens quand on est ivre. Vous avez déjà fait ça ?

Darren : Bien sûr ! Je voudrais savoir si cette femme a été engagée…

Sharon : Non !

Darren : Vous êtes horrible !

Sharon : C’est pas ma faute.

Darren : Bon, vous êtes pardonnée. Quand on parle de téléphoner ou envoyer des SMS quand on a bu, c’est souvent en rapport avec une relation particulière, quelque chose qui se passe tard dans la nuit… Mais je pense que c’est aussi appeler ses amis et leur dire qu’ils nous manquent. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai pris un taxi pour rentrer, il est plus de minuit et le trajet est long donc : « Hé, mec ! Ça va ? Je suis à New York ! Je t’adore ! Tu me manques ! Bye ! ». C’est le genre d’appels que je passe quand j’ai bu. Je suis un mec bourré super sympa !

Aisha : Quand vous avez commencé dans Glee, vous avez connu une célébrité immédiate…

Darren : Et temporaire.

Aisha : Non, certainement pas ! Super série. Quelle est l’expérience la plus étrange que cette célébrité vous a apporté ?

Darren : J’ai beaucoup de chance, ils y a tellement de choses énormes. Regardez, je suis ici ! Mais si je devais m’en tenir à une anecdote en particulier, ce serait quelque chose pendant la tournée, à Londres. J’étais invité à la fête d’un Prince, et ce n’est pas la partie la plus dingue de cette histoire. C’est tous les autres invités. J’étais dans cette magnifique voiture anglaise, dans la campagne, je me croyais dans « Downton Abbey », c’était très agréable. J’ai rencontré Whitney Houston, mais ce qui rend l’expérience encore meilleure, c’est que Mariah Carey était là aussi. Et devinez qui me l’a présentée ? Whitney Houston. C’est hallucinant ! Comme si c’était pas déjà assez cool de rencontrer Mariah Carey, Whitney m’a dit : « Baby, tu connais Mariah ? », j’ai répondu : « Non, mais merci pour la meilleure anecdote du monde ! »

Julie Chen : Et elle vous a appelé « baby ».

Darren : Oui, c’est vrai.

Sheryl Underwood : J’ai entendu dire que vous avez rencontré le Président Obama et il vous a aidé à perfectionner votre « fist bump ».

Darren : Je ne dirais pas ça. Je l’ai rencontré juste avant son deuxième mandat. J’étais à ce gala, un petit jeune qui voulait faire un truc cool, pas seulement lui serrer la main. Donc, comme un millier d’autres mecs, je voulais un « fist bump » avec le Président.

Sheryl : Comme ça ?

Darren : Voilà ce qu’on va faire. Vous êtes moi. J’étais genre « Mon gars ! ». C’est ce qui s’est passé.

Sheryl : Je suis vous.

Darren : Et il est deux fois plus grand que moi.

Sheryl : Je reste assise alors. Donc je dis « Mon gars ! ».

Darren : Non, pas comme ça.

Sheryl : Oh, désolée j’étais trop black.

Darren : Oui, imaginez que vous êtes un petit blanc de San Franciso… « Oh allez, fais le boom ».

Sheryl : Oh je dois faire le boom.

Darren : Non, ça c’est ce qu’il m’a dit. J’étais pas assez cool. Vous ne pouvez pas jouer mon rôle parce que vous êtes trop cool. Le plus important c’est que, non seulement il était tout de suite d’accord pour le « fist bump », mais il m’a aussi montré comment j’aurais pu être plus cool. Tel un bon Président.

Julie : Vous êtes au point, maintenant. Nous devons vous féliciter pour votre performance à Broadway, dans « Hedwig and the Angry Inch ». Expliquez-nous, d’où vient le nom de la pièce ?

Darren : « Hedwig and the Angry Inch » était quelque chose de très populaire et subversif, qui a commencé à la fin des années 90/début 2000, au Jane Street Hotel. A cette époque, c’était un endroit où on ne voulait pas aller. C’était ce truc bizarre que les gens allaient voir comme ça, et le film a connu un grand succés, nominé pour plusieurs récompenses. Presque 20 ans plus tard, c’est à Broadway, une comédie musicale très punk-rock au sujet d’un garçon/fille, ayant subit une opération de changement de sexe qui a mal tourné. C’est tout un tas de trucs dingues qu’on trouve à Broadway.

Beth Stern : La première fois que vous avez mis le costume d’Hedwig…

Darren : J’ai l’air superbe !

Beth : Et les talons ?

Darren : Vous savez quoi ? Ceci est pour les femmes qui regardent. Tous mes amis me disent que ça doit être dur avec ces talons, mais je pense que tout le monde devrait jouer dans un spectacle de drag queen. Ces talons sont faits différement de ceux qu’on voit tous les jours, qui sont une torture – mais qui sont super jolis. Ils sont en quelque sorte faits sur-mesure, donc ce n’est pas l’agonie que vous imaginez. Mais je ne veux pas vous empêcher d’être impressionnés, donc disons que c’est vraiment très difficile à porter. C’est des chaussures de strip-teaseuse que j’ai payé 5 dollars.

Julie : Vous les portez bien, Darren Criss.

Darren : J’essaie, je fais de mon mieux.

Julie : Vous pouvez voir Darren et « Hedwig and the Angry Inch » au Belasco Theatre jusqu’au 19 juillet.

© Traduction JDF d’Anne Laure

 Joelle Garguilo: Il se peut que vous le connaissiez comme le toujours bien habillé, charismatique, calme lycéen de Glee, eh bien préparez vous à voir Darren Criss comme vous ne l’avez jamais vu auparavant. Il échange ses mocassins contre une paire de talons aiguilles, prenant le rôle du transsexuel rocker de l’Allemagne de l’Est à Broadway dans Hedwig and the Angry Inch. On l’a retrouvé à Bond 45, il nous dit que ce rôle est parfait pour lui:

Joelle Garguilo:  J’ai lu que tu as dit qu’Hedwig était un rôle dont tu rêvais.

Darren: Oui.

Joelle Garguilo: Je suis curieuse de savoir pourquoi.

Darren: Chaque acteur a quelques rôles qu’il adorerait obtenir, et celui là est vraiment en haut de a courte liste des rôles que je veux jouer.

Joelle Garguilo: Criss est en bonne compagnie, puisqu’il marche dans les pas de John Cameron Mitchell, Neil Patrick Harris, Andrew Rannells, Michael C Hall. Alors qu’est ce que ça fait de mettre les talons d’Hedwig?

Darren: Plus c’est fou, plus j’adore. Ce n’est pas qu’une histoire de maquillage, de cheveux et d’accents et d’attitude, cette personne est juste une épave de tragédie dans un sandwich de trucs horribles.

Joelle Garguilo: Je voudrais en savoir plus sur comment tu deviens Hedwig. Quand est ce que tu sens que tu es elle?

Darren: Mettre des talons et du maquillage change la façon dont tu te portes, c’est quelque chose qui donne du pouvoir.

Joelle Garguilo: Est-ce que ces chaussures sont confortables?

Darren: Oui. Je ne dirais pas que c’est simple comme bonjour, mais ce n’est pas le pire.

Joelle Garguilo: Il faudrait rendre ça possible pour tout le monde.

Darren: Il faudrait, oui! Il faudrait apporter ça aux femmes, pourquoi ne le donner qu’aux hommes!

Joelle Garguilo: On pourrait se faire tellement d’argent.

Darren: Oui, c’est vrai, je crois qu’on a trouvé un filon!

Joelle Garguilo: Si vous voulez le rencontrer j’ai deux mots pour vous: Stage Door! ( l’entrée des artistes)

Darren: Il y a un mec qui est venu me voir l’autre jour et m’a dit: « mec, quand le changement de sexe a raté, j’étais tellement en colère je n’y croyais pas! » et j’étais tellement touché que ce ne soit pas sur le sujet même de la transsexualité, il était juste en colère que ça ait raté pour elle! et il adhérait tellement à la tragédie qu’est Hedwig, je trouvais vraiment ça gentil.

Joelle Garguilo: Qu’est ce qu’il y a de meilleur dans le fait de jouer Hedwig?

Darren: Hormis le rôle lui-même, le fait d’être de retour à New York et de jouer à Broadway, c’est ce que je préfère au dessus de tout.

Joelle Garguilo: Vous pouvez aller voir Darren Criss jouer Hedwig au théâtre Belasco, jusqu’au 19 juillet !

 

© Traduction JDF d’Aurélie

Interview lors de son passage chez SiriusXM.

Larry Flick: Darren Criss a coloré ses ongles aujourd’hui.
Darren: Oh oui, j’ai toujours les ongles colorés. Les ongles colorés c’est une chose, mais les paillettes c’est totalement différent, j’ai des paillettes déjà sur mon visage et sur mes vêtements en permanence…
Larry Flick :Ca me rappelle une fille avec qui j’étais à l’université, qui s’appelait Maggie je crois…
Darren: Alors, dédicace à Maggie, elle était en avance sur la mode, c’est vraiment cool, et c’est un peu de la promotion gratuite, parce que quand tu marches dans la rue, les gens te demandent « oh, pourquoi tes ongles sont comme ça? » et je réponds « venez voir le show, il est vraiment bien ».

Larry Flick: Il est super. Darren Criss est Hedwig jusqu’au 19 juillet au Belasco. Félicitations!
Darren: Merci beaucoup.
Larry Flick :Quel show, quand même.
Darren:  C’est vrai, c’est exactement ce que je dirais: quel show!
Larry Flick :Est-ce que tu étais intimidé à l’idée de devenir un tel personnage?
Darren: Non… Enfin, je ne peux pas dire non trop vite, c’est un peu intimidant, mais pas de façon effrayante, c’est quelque chose de sain, qui te donne envie de relever le défi. Ça fait presque une décennie que je veux ce rôle, c’est vraiment excitant de pouvoir enfin le faire.

Larry Flick: Quand j’ai entendu dire que tu allais jouer ce rôle, j’avais vraiment hâte de voir ça parce que je suis un fan un peu extrême de ce show, je me souviens l’avoir vu à ses débuts au Jane.
Darren: Oh, tu as été au Jane! Je suis tellement jaloux maintenant…
Larry Flick Et je pense que j’ai vu presque tous les Hedwig!
Darren: Vraiment?
Larry Flick :Oui parce que j’ai vu…
Darren: T’as vu… j’aurais aimé moi aussi, j’ai vu des vidéos, des versions piratées.
Larry Flick : C’était vraiment fou!

Darren: Oui, mais c’est ça qui est super avec ce show, ça a ce truc que des spectacles comme Rocky Horror, Rent ou Wicked ont aussi qui fait que les gens reviennent le voir, et c’est bien d’avoir cette durabilité? Je suis le cinquième acteur à le faire à Broadway, et le dernier avant moi était bien évidemment le créateur donc ça attire les gens, celui d’avant Michael C. Hall, un récent succès de la télévision, très populaire, Andrew Rannells, qui était Elder Price [dans the Book of Mormons] un spectacle qui a vraiment changé la donne, et bien sur Neil Patrick Harris, que je n’ai pas besoin de présenter. Donc chacun de ces acteurs a vraiment quelque chose qui fait que ça attire les gens, et je me suis vraiment dit que si j’étais le numéro 5, j’espère vraiment que les gens ne se diront pas, « oh, j’ai déjà vu ce spectacle » mais à ma grande surprise et à ma grande joie, les gens ont fait l’inverse, et sont revenus alors qu’ils étaient déjà venus 2 fois par exemple. Avec tout ce qu’il y a à voir à Broadway les gens disent encore qu’ils vont revenir, et je suis tellement content de ça…

Larry Flick : C’est une de ces choses géniales avec ce show, je veux dire le film était incroyable, mais pour moi le spectacle, c’est comme aller à un concert à Broadway, avec une figure du rock n roll. Et j’ai vu mes groupes préférés des milliards de fois, et pour moi, c’est pareil. La chose extraordinaire avec ce personnage qui a en lui quelque chose sur laquelle nous devons vraiment réfléchir et comprendre, tu peux apporter tellement de variations, de couleurs et d’idées, que c’est toujours drôle de voir qui en fait quoi, je me souviens m’être dit  » je n’aimerais pas Michael Cerveris [un des premiers Hedwig au théâtre de Jane Street] dans ce rôle » et quand je l’ai vu c’était fou, tellement différent…

Darren: C’est un tel pilier de la communauté de Broadway, un acteur merveilleux, et quand tu regardes ce qu’il fait, je n’y croyais pas. C’est un de ceux qui ont vraiment défini Hedwig. Il en a fait davantage que beaucoup d’autres. Il déchire! Et c’est ce qu’il y a de cool, c’est qu’en chacun de nous il y a certains éléments, un accent, une façon de parler, des attitudes, qui amène quelque chose à ce personnage  très bien écrit, qui ressemble presque à celui d’une tragédie Shakespearienne. Qu’on le veuille ou non, une partie de ce travail a déjà été fait pour vous, mais il suffit que vous ayez votre propre petite touche à apporter, et ça fera en sorte que le spectacle deviendra captivant..

Larry Flick :Donc tu as découvert Hedwig au Jane…
Darren: Non, je sais que c’était au Jane, mais j’ai découvert Hedwig par le film, je l’ai vu dès sa sortie.
Larry Flick : C’était comment de le voir sur scène ensuite? Le spectacle est assez différent…

Darren: J’étais curieux, à chaque fois que le show a été repris, ils ont changé le média pour rendre service à l’histoire. Le truc avec le Jane, c’était que c’était vraiment un trou perdu, et tu te dis « mais qu’est ce que je fous là, je vais raconter mon histoire bizarre à des gens bizarres »…Et dis moi si je me trompe, mais l’idée était vraiment que c’était le meilleur show qu’ils pouvaient faire compte tenu des circonstances et c’est ça qui donne l’esprit du show. Dans le film, ils ont fait un travail formidable pour faire en sorte que les contraintes d’un film s’adaptent à l’histoire. Quand j’ai vu Neil le faire, j’aimais bien le fait que le concept du spectacle c’était  » mais qu’est ce qu’Hedwig fait à Broadway? Comment elle en est arrivée là? » et leur travail a vraiment fait ressortir ça, genre « mais qui a pu laisser cette psychopathe entrer ici? » et j’aimais bien la façon dont ils ont expliqué ça, parce que le Belasco est un beau théâtre mais l’atmosphère du spectacle est tellement rock’n'roll, et combien de fois est ce que des shows off Broadway sont venus à Broadway et en ont souffert parce que l’atmosphère avait changé… Ca arrive tout le temps donc c’est bien qu’ici ils se soient vraiment imprégnés de la grandeur de la scène et l’aient tourné en ironie, où elle se retrouve dans une position qu’elle n’aura plus jamais après, et pour les gens qui viendront me voir aujourd’hui, c’est la seule fois que vous rencontrerez quelque chose comme ça donc profitez-en. C’est ce qui fait aussi que c’est vraiment marrant pour les acteurs tous les soirs.

Larry Flick : Qu’est ce qui t’as fait aimé Hedwig? Qu’est ce que tu préfères chez elle?

Darren: J’adore les bonnes vieilles grandes personnalités… Il y a tellement de conflit en elle, j’en ris parce que je ne sais pas par où commencer… C’est déjà dur d’être né dans le Berlin Est communiste, c’est déjà difficile, ensuite d’être un jeune garçon un peu efféminé, en plus, il y a le fait que pour sortir de cette situation merdique, tu dois te soumettre à une idée qui ne vient pas de toi, mais de quelqu’un d’autre, de changer de sexe, et ensuite quand ça se passe mal, et d’ailleurs tu as été violé par ton père quand tu étais enfant, et puis, une fois que tu es sorti de ce trou à rat où tu étais coincé depuis le début d’une façon qui te laisseras traumatisé pour le restant de ta vie, une fois que tu seras en Amérique, la même personne qui t’as coupé ton pénis se moquera de toi et t’abandonneras dans une communauté pourrie où personne n’en auras rien à faire de toi, où tu n’auras rien d’autre que ta peine…Oh, donc tu en écris des chansons, et tu rencontres celui que tu crois être l’amour de ta vie, et qui te vole tout et devient incroyablement célèbre et te laisse tomber. Cette femme n’a rien d’autre que son chagrin et malgré tout elle tient bon pour reprendre le pouvoir qui lui a été enlevé. Si ce n’est pas la recette pour un très grand personnage, je ne sais pas ce que c’est.

Larry Flick : Et tu ne trouves pas qu’il y a quand même cette joie indéniable en elle? Je pense que si c’était uniquement un personnage tragique, ce serait insupportable pour elle.

Darren: Ça devient insupportable dans le spectacle, et ça apparait de temps à autre mais elle le cache, par son humour, par le maquillage et la perruque, par son attitude rock’n roll. Mais il y a cette partie d’elle-même qui est vraiment un plaisir à jouer, et qui touche vraiment les gens. J’ai croisé un mec l’autre jour en coulisses, c’était pas le genre de type à aimer le théâtre et Broadway, et il a dit quelque chose comme  » Hey mec, quand le truc du changement de sexe, quand ça a mal tourné, j’étais tellement dégouté, tellement furieux mec, j’étais vraiment avec toi quand t’as jeté e micro, j’aurais vraiment été mal… »et c’était plutôt touchant, parce que tu te dis « ouais mec, c’est vraiment dur! », je veux dire, c’est horrible ce qui lui est arrivé et le fait que ça l’ait frappé à ce point, c’est cool, c’est la meilleure partie de l’histoire…

Larry Flick: Ce qui est aussi intéressant, et j’aimerais vraiment savoir comment tu le vis, parce que tu vis ça dans une époque où aucune autre Hedwig ne l’a vécu, dans une époque où le monde est vraiment ouvert à ce qu’est Hedwig, plus que jamais dans l’histoire, comment ça se ressens? On est dan une époque où la transsexualité a sa place, avec Laverne Cox, par exemple, mais quand j’ai découvert Hedwig, c’était une bizarrerie pour la plupart des gens, pas pour moi, en tant qu’homo, mais pour tout le monde qui ne la comprenait pas, qui la prenait pour une farce du rock’n'roll telle qu’on me la décrit la première fois, et je leur ai répondu que non, que certains paramètres étaient extrêmes, c’est du théâtre,  mais que des gens comme elle existent. Toi, tu la joues à un  moment où les gens savent ce qu’est un transsexuel.

Darren: Oui, il savent et il ne faut pas oublier que ce qu’était Hedwig and the Angry Inch au Jane, est maintenant à Broadway, a été récompensé par des Tonys, et les gens viennent voir et connaissent le spectacle..

Larry Flick: Et ça te fait quoi de le jouer?

Darren: On en a beaucoup parlé quand on en fait la promotion, et je n’y ai jamais vraiment pensé, et je pense que ça en dit long sur l’évolution de la société, le fait que ça fasse même partie des discussions. Je n’y avais même pas pensé, c’est ce que c’est, et je pense que c’est surtout parce que son histoire est tellement énorme, que l’opération ratée, son identité en tant que transsexuel, est en quelque sorte secondaire à sa longue liste d’autres problèmes et d’obstacles qu’elle a surmonté. Je ne dirais pas que ça a été oublié, mais c’est passé en arrière-plan. Et c’est cool de se dire que les gens viennent voir le spectacle et que ça les touche davantage que ça ne l’aurait fait avant que ça ne devienne quelque chose dont les gens ont conscience et  discutent. J’en suis heureux et j’espère que je pourrai continuer, il y a tellement de choses dans le spectacle qui sont osées pour beaucoup de gens et ça marche quand même, donc je pense que c’est une bonne période pour faire en sorte que ces sujets deviennent accessibles. Et puis ce mec après le show, il n’a vraiment fait aucun commentaire sur la communauté transsexuelle, ou ce qui s’y passe. Tout ce qu’il témoignait c’était de l’empathie envers un personnage qu’il avait apprécié sur scène. C’est tellement génial, c’est incroyable!

Larry Flick : Je voudrais te poser maintenant une question plutôt personnelle…
Darren: Vas-y!
Larry Flick: Qu’est ce qui est le plus amusant pour toi: la déception des hommes gays qui découvrent que tu es hétéro, ou le plaisir des femmes qui découvrent que tu es hétéro?
Darren: Oh, c’est une très bonne question! Je pense que j’obtiens plus de la deuxième option, ça conduit à plus de fun, mais la première est tout aussi flatteuse! (rires)
Larry Flick : Est-ce que ça t’amuse? Parce que tu fais partie de ces rares acteurs qui préfèrent jouer un bon rôle que jouer un rôle qui nourrit ton image.

Darren: Bien sûr! Merci, en fait, le métier d’acteur, l’art dramatique, se base sur le conflit, même la comédie, de toutes les façons où ça se manifeste. Donc, les meilleurs rôles sont ceux qui amènent le plus de conflit, les luttes intérieures, qui conduisent à trouver ta propre sexualité, ton propre pouvoir, ces difficultés que les gays, lesbiennes, rencontrent, ce sont de profonds conflits très personnels, avec toi-même, avec les gens qui t’entourent, et ça existe de beaucoup de manières différentes pour chaque personne, gays ou hétéros, les conflits personnels sont énormes, mais facilement identifiables. Ce que je veux dire c’est que, ce sont simplement les meilleurs rôles… (rires)

Larry Flick :Comment tu en arrives à un tel degré de confiance en toi pour savoir ça? Par ce que tu sais que ce n’est pas l’opinion la plus répandue.

Darren: Je pense que les gens n’y ont pas pensé.. C’est une comparaison un peu difficile, mais prenons les pièces du Roi Lear ou de Macbeth,  avec ces personnages classiques en conflit avec eux-mêmes -que je n’essaye pas de comparer avec les jeunes gays qui se posent des questions sur leur coming out ou pas. Ce que j’essaye de dire c’est que ces gens ont la même gravité, que ce soit politique ou personnelle, quand c’est dans ta tête ou dans ton corps, c’est la même trame. S’il y a un rôle comme ça que je peux faire, c’est ça qui m’intéresse. Et quand Blaine est apparu, c’était un nouveau personnage, je ne savais pas ce qu’il allait devenir, j’ai juste été chanceux de l’avoir et c’était vraiment génial et je remercie Dieu pour ça, mais j’ai juste été chanceux, pas plus intelligent ou meilleur qu’un autre.  J’ai toujours gravité  vers les gens qui avaient des choses intéressantes à dire, et j’ai eu de la chance jusque là.

Larry Flick : Et tu as été bien élevé.
Darren: Le compliment revient à mes parents pour ça!
Larry Flick : Tu dois avoir une bonne base, un bon support pour en arriver où tu en es aujourd’hui. Tu ne deviens pas comme ça parce que tu te réveilles un matin et lis un bouquin…

Darren: Non, c’est vrai, et si on veut repartir sur « le sujet gay », grandir et commencer le théâtre à San Francisco a vraiment eu un effet sur moi. J’ai joué dans des comédies musicales, j’ai été emmené en répèt’ par de jeunes homosexuels d’une trentaine d’années qui ont traversé beaucoup de choses à cette époque, ils ont vu beaucoup de gens partir, c’était la deuxième moitié de l’épidémie du SIDA qui a vraiment frappé San Francisco et ces hommes étaient en quelque sorte mes amis et mes mentors et le fait d’être témoin de ces épreuves qu’ils traversaient, d’en être conscient déjà, même si je n’avais pas nécessairement la maturité pour comprendre tout ce qui se passait, mais en vieillissant, en comprenant leur état d’esprit, leurs épreuves, et en étant témoins de la persévérance dont ils faisaient preuve, ça a vraiment laissé des traces sur moi.

Larry Flick : Tu portes vraiment notre drapeau, pour beaucoup d’entre nous.
Darren: Merci.
Larry Flick : Ravi de t’avoir rencontré
Darren: De même! Viens voir le spectacle!

 

© Traduction JDF d’Aurélie

 

À la suite d’un Q&A sur Facebook nous avons pu apprendre que  :
(tris des questions les plus pertinentes ou susceptible d’être une information).

Courte vidéo de Darren pendant l’interview x  x

- Darren n’a pas passé d’audition pour Hedwig, c’est un réel pari,
- Avoir du ventre ou des abdominaux, il s’en moque complètement,
- Il préfère nettement les perruques aux gels (Souvenir de Blaine), et Hedwig est vraiment son rôle favori et son rêve de Broadway,
- Michigan (lieu où il fit ses études) lui manque énormément,
- Après le show? Il surfe sur internet, comme beaucoup de gens,
- S’il pouvait retourner dans le passé, il irait faire des High Fives à Jésus,
- Envie de travailler à Broadway? Travailler dur et être quelqu’un de sympa,
- Enfant il ne s’imaginait pas devenir une star de la TV et de Broadway, loin de là,
- En série TV? Il aime bien Mad Men, Arrested Development, Breaking Bad, Downtown Abbey,
- Il aurait aimé boire un Scotch avec Charlie Chaplin,
- Entre le Cheeseburger ou le Hamburger, il préfère le Cheeseburger.

Voilà pour l’essentiel de ce Q&A, en espérant que cela vous aura plus et que Darren en fera un autre prochainement pour notre plus grand plaisir.

Billy : C’est une spéciale Broadway aujourd’hui!

Kris : Oui nous adorons Broadway!

Billy : Nous avons ici « Dicton américain » super Criss. Comment allez vous mon ami?

Darren : Je suis trop bien. Le temps devient doux.

Billy : Les ongles…

Darren : Oui les ongles sont vernis!

Billy : Vous n’avez pas le temps de les nettoyer.

Darren : Pourquoi je le ferais? C’est une pub gratuite! Les gens me demandent ce que j’ai sur les ongles. Eh bien, pour tout vous dire, je suis en spectacle en ville, vous devriez venir me voir. Moi j’adore, ça va bien avec le bleu.


Kris : C’est la deuxième fois sur Broadway pour vous. Quel honneur pour vous. Le spectacle montre tout votre talent. Vous êtes dans toutes les scènes, chantez toutes les chansons. NPH a perdu tellement de poids, je pense qu’il a dit 30 livres. Avez-vous perdu du poids ?

Darren : Neil était là un bon moment. C’est sur que c’est un entrainement, mais je pense que je mange plus que Neil le fait donc je n’ai pas vraiment à m’inquiéter de ça.

Billy : Décrivez votre look et comment vous vous sentez dedans.

Darren : Eh bien, c’est un tout de haut en bas. Le maquillage et les talons et la robe et tout le reste. C’est une boule de feu toujours sur son 31. C’est un puissant sentiment.

Billy : Comment faîtes-vous pour vous mettre dans le personnage et avoir votre propre feu ?

Darren : Je vais au boulot, je m’endors pour 30 min. Ils mettent le maquillage…

Kris: Vous vous allongez ?

Darren : Je m’allonge et je m’éveille en cette fille!

Kris : Tony Roberts fait ça.

Darren : Je suis donc en bonne compagnie.

Billy : C’est une bonne idée. Ce passage obligé laborieux devient un bon moment

Darren : Oui et je me réveille en Hedwig, c’est super. Une parfaite transformation.

Billy : Et ça ne prend que 30 minutes!

Darren : Oui des fois moins!

Billy : Les gens du maquillage sont super ?

Darren : Oui ils sont vraiment super.

Kris : Vous êtes une très jolie femme. J’ai encore vu votre photo. Billy s’habille bien, pas aussi bien qu’une femme mais vous, il y a quelque chose.

Darren : Je connais des gens. Ils pourront vous aider!

Billy : Ouais. Non je ne pense pas que vous connais les bonnes personnes. Je ne peux pas avoir de réduction de mollets, ni les cuisses.

Darren : Oh mais vous pouvez les utiliser. Sur ces talons, vous aurez besoin des muscles de jambes pour sauter.

Kris : Est-ce qu’il vous arrive de quitter le studio et de sortir avec vos amis. Juste en sortant du boulot.

Darren : Je devrais…

Billy : Pour rester dans l’action.

Darren : Oui, mais ce n’est encore que la deuxième semaine. Donc j’ai encore des choses à faire en ville.

Billy : Avez une vie de hippie ici en ville. Vous vivez dans des coins comme Soho ?

Darren : Je suis un gars de Downtown(gars de la ville) mais je passe beaucoup de temps ici. Je vois beaucoup de Broadway. Je peux ainsi aller voir des amis. J’ai mes matinées off, donc le mercredi après midi je peux aller voir des spectacles. Ce qui est super car il y tant de choses superbes à Broadway en ce moment.

Billy : Finding Neverland.

Darren : Oui Matt Morrison !

Billy : Oui Matt Morisson joue dedans, Il est issu de Glee!

Darren : John Groff joue dans Hamilton, qui commence bientôt. Beaucoup de gars de Glee sont sur les scènes.

Kris : Oh j’adore ça.

Darren : Oui c’est merveilleux.

Billy : Le dernier épisode de Glee, vous avez écrit cette chanson…

Kris :  Oui cette chanson que vous avez jouée pour moi.

Billy : Cette chanson pour Lea Michele qui s’appelle « This time »

Darren : Oui c’était mon mot d’amour pour cette série. C’est dur de penser que c’est terminé maintenant. Et c’était ma façon de leur dire à quel point c’était bien pour moi. Et maintenant me revoilà sur Broadway. Pas de repos.

Kris : La voir chanter ça, chanter vos mots, au bout du chemin pour GLEE, qu’avez vous ressenti.

Darren : Oh c’était très émouvant, elle est le personnage principal de ce show pour beaucoup de monde et la voir incarner mes sentiments personnels sur la série, et ceux de beaucoup de mes collègues était très gratifiant. Je me sens chanceux d’avoir pu faire ça.

Kris :  Vous allez pleurer. Si vous ne l’avez pas encore vu, regardez-le.

Billy : Je suis originaire de New York. Que trouvez-vous dans cette fantastique ville qui serait votre NY. Qu’est ce qui fait NY pour vous ?

Darren : Oh honnêtement, un club de Jazz à une heure du matin avec un verre de scotch, après avoir vu un spectacle. C’est un bonne journée off.

Kris : Du scotch, j’adore!

Darren : oui je suis un buveur de scotch. C’est surement pas une bonne chose pour le régime d’Hedwig de dire ça…

Kris : C’est très sexy, est ce vous tenez votre verre de scotch avec vos ongles vernis ?

Darren : Ouais très masculin, très Rock’N’Roll !

Billy : C’est cool. J’entends de très bonnes choses sur le spectacle. Nous le recommandons, vous avez des choses à faire. Hedwig, ajoutez-le à votre liste. Ca sera super. Nous devons y allez. Toi et moi n’avons pas fait assez de spectacle.

Kris :  Non pas assez de Broadway. Nous devons vous suivre là bas.

Billy : Broadway est chaud en ce moment.

Darren : Oui c’est cool. Beaucoup de gens viennent revoir le spectacle, car c’est tellement différent à chaque fois. Il y a 5 Hedwig, je suis le 5ème à Broadway. C’est une nouvelle expérience à chaque fois donc,si vous êtes déjà venu revenez, si vous n’êtes pas trop occupé à voir toutes les autres choses à Broadway. Il y a toujours quelque chose de nouveau à voir.

Kris:  C’est fantastique. Vous le vendez bien. Il faut absolument qu’on y aille

Billy : Darren dans Hedwig and the angry Inch en ce moment à Broadway !

© Traduction JDF de Fatima.

 


 

Avant même la levée du rideau pour les 3 mois d’Hedwig and the angry Inch de Darren Criss, l’acteur se sent déjà tout chose à propos de l’expérience.

« Je répétais Midnight Radio lorsque j’ai commencé à avoir les larmes aux yeux » admet Criss. « Je n’ai pas hurlé ou quoi, mais j’ai comme submergé, mais je l’ai garde pour moi ». Cette chanson est un hymne. Je suis ému rien que d’y penser – penser à toutes ces personnes dehors comme moi qui ont regardé ce spectacle et se sont senties connectées à quelque chose plus grand qu’eux. Le fait que j’ai à leur redonné cette expérience est très gratifiant – un peu oppressant, franchement ».

Cette émotion se joue 6 jours par semaine au New York Belasco Theatre, où le jeune de 28 ans s’est glissé sous la perruque et sur les talons d’Hedwig, le plus célèbre chanteur Est Allemand transgenre de rock. Raconter l’histoire de cette femme en transition ne pouvait mieux tomber pour Criss, qui était lui-même au croisement des chemins, après avoir fini de jouer 5 ans du bien aime Blaine Anderson.

« Beaucoup de choses ont drastiquement changé dans ma vie » indique Criss, qui avait fait un arrêt rapide dans sa famille juste avant de commencer les répétitions d’Hedwig. « Oublier la carrière que j’ai eu dans les années précédentes. Peu importe qui vous êtes – regarder vos années d’adolescence est fou » dit-il « je touchais a une part de moi-même que je n’avais pas abordé depuis des années »

Une partie de cette enfance était Hedwig, un show qu’il a d’abord approché a 16 ans, lorsqu’il jouait des morceaux à la guitare avec son frère ainé, Chuck. Mélé à ses feuilles d’examens de math et de ses cahiers de textes gribouillés, Criss a retrouvé son CD original d’Hedwig, accompagné des partitions pour guitare pour qu’il puisse apprendre la musique.

« Hedwig était une friandise pour nous » dit Criss, son charme exubérant mêlé à une calme mais réelle attention. « C’était du sucre. Il y avait une réelle attraction vers le subversif et le décalé ».

Pour Criss, le chemin entre son rêve d’enfance et le saut dans les plateformes d’Hedwig est à la fois de la chance, et de la persévérance. Il avait voulu diriger le spectacle à la faculté, mais il a plutôt fait le succès de YouTube ‘A Very Potter Musical’. Apres un déménagement a Los Angeles, il a voulu produire tout un weekend de ce spectacle dans un club rock, mais lorsqu’un petit rôle dans GLEE s’est présenté et qu’il s’est ensuite transformé en rôle régulier, il a dû attendre. Et l’attente a continué, même avec la reprise à Broadway d Hedwig, qui a explosée avec NPH dans le rôle principal. Le jour où il a connu sa date de fin de tournage, il a appelé les co-createurs Stephen Trask et JCM et a été embauché comme le prochain rôle principal.

« C’est un génie, un virtuose, un prodige » dit Trask. « C’est ce que je me suis dit la première fois que je l’ai vu dans GLEE. Il était juste d’un autre calibre ».

Mitchell, qui a juste fini ses représentations à Broadway, avant que Criss ne prenne la scène, été tout excite que Criss soit le premier musicien a reprendre le rôle, et ajoute que les origines de San Francisco de Criss sont un plus. « Il a grandi dans la plus grande ville gay du monde, et on le sent » dit- il « Il est la plus douce, hétéro hipe folle du quartier ».

« C’est un très grand compliment venant de John » dit Criss en riant. « Je porte cette étiquette avec fierté. Je pense que GLEE a lié ma relation avec la communauté gay dans une façon globale et belle. Ça semble être une naturelle continuité de ma nature ouverte de San Francisco. C’est une communauté qui m’a accueilli et que j’ai accueilli ».

C’est un réel honneur pour Criss de suivre les pas de Mitchell, qui est à l’origine du rôle en 1998. « Shakespeare me transmet Hamlet » dit-il. Ce n’est pas la première fois qu’il reprend le rôle tenu par un grand artiste, en 2012 il a repris le rôle de Daniel Radcliffe dans ‘How to Succeed in Business Without Really Trying’. Sa prestation en tant que J Pierrepont Finch a engendré 4 millions de $ dans les 3 semaines les plus lucratives du spectacle. Autant cette première expérience était un clin d’œil, Hedwig le fait exploser.

« Il est intéressant que les gens comprennent que c’est Hedwig » dit-il. « Lorsque le maquillage est mis, c’est son spectacle. Je ne peux être tenu responsable de ses actions. C’est tout ce que je peux dire. Elle est en total contrôle. C’est sa place. C’est sa nuit. Ne l’emmerdez pas, car elle te le fera payer cher ».
En tant que dernier artiste d’une longue lignée à incarner Hedwig, Criss espère qu’en endossant les « tromperies » d’Hedwig – ses talons, son maquillage, ses perruques – ce que le public retiendra de sa performance, c’est l’histoire de ce personnage.

« Darren ne sera pas là – c’est le but tout du moins » dit-il. « je veux vraiment que ce soit juste cette femme qui emmène les gens dans cette aventure de coiffante, ébouriffante. Je veux que les gens oublient que je suis dans ses talons, que je suis sous ce maquillage. Je veux qu’il ne se rappelle que de cette personne, de son attitude et bien sûr de la musique. S’ils ressortent touchés par l’histoire, alors nous aurons réussi »

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© Traduction JDF de Fatima