Glee Cast – Story of My Life (Glee Cast Version)



Glee Cast – Piece Of My Heart

 

Darren : Ok, on appelle « iamraven », qui a dit « Starkid gère ! » une dédicace à Starkid que j’apprécie et elle me demande ce qu’il se passera après Glee. Je ne sais même pas! J’ai des espérances mais on verra. Bonjour ? Salut c’est Darren Criss, je parle à qui ? C’est quoi ton nom ?

Shay : Shay, c’est moi iamraven, salut !

Darren : Shay ! Je t’ai appelé un peu plus tôt et tu n’as pas répondu…je crois que tu as raccroché.

Shay : Je sais ! Mais je suis au travail en ce moment. Je t’ai loupé d’une minute.

Darren : Ah je comprends crois-moi.

Shay : Ça me raaah !

Darren : Non c’est pas grave, on parle maintenant. J’ai déjà raté pleins de coup de fils pendant le tournage car on n’est pas autorisé à avoir nos portables…enfin quand ils sonnent, donc je comprends. T’es où en ce moment ?

Shay : Au travail.

Darren : On dirait que t’es dans la rue, comme si y’avait des bus qui passent et tout.

Shay : Oh non, c’est des sèches cheveux.

Darren : Ah des sèches cheveux d’accord, on dirait des voitures. Tu travailles dans un salon ?

Shay : Oui, je suis toiletteuse.

Darren : Cool, une toiletteuse.

Shay : Pour chiens.

Darren : Oh pour chiens ! C’est drôle car…je me fais de la pub mais, pour les filles c’est le maquillage et pour les hommes c’est les affaires de toilettes, et c’est bizarre car j’associe ça aux chiens. Alors est-ce que les hommes sont des chiens? Je sais qu’on se comporte comme des chiens… mais c’est un coup bas de dire qu’on a besoin de toilettage. Enfin j’imagine que c’est la façon pour les hommes de dire maquillage. Alors tu t’occupes des chiens ?

Shay : Oui.

Darren : Est-ce que tu en toilettes un en ce moment ?

Shay : J’en ai un dans les bras.

Darren : Tu as un chien dans les bras ? C’est pas le bon moment alors, est-ce qu’on doit parler plus tard ou est-ce qu’on a deux minutes ?

Shay : Non non c’est bon ça va il est calme !

Darren : C’est quelle race ?

Shay : C’est un Shih Tzu.

Darren : Un Shih Tzu.

Shay : C’est une fille.

Darren : Une Shih Tzu. « She sells Shih Tzu by the sea shore » je crois qu’on dit ça. [ndt : intraduisible, c'est la version anglaise de « les chaussettes de l'archiduchesse.... » en gros!]. Mais je ne sais pas qui vendrait des Shih Tzu à la plage ça ne semble pas pratique. Peut-être des coquillages pour Shih Tzu. (De quoi ? ). Ok je sais pas où je pars avec ça. J’ai eu ta question et elle a eu le plus de votes. Donc je t’ai appelé pour y répondre, je suis bien content qu’on ait le temps pour ça. D’abord merci pour ta dédicace aux Starkids, j’apprécie toujours.

Shay : Je suis une grande fan.

Darren : Moi aussi, j’adore Starkid. Mais je suis pas objectif. Donc ta question était de savoir ce que je ferais après Glee. Je sais pas trop, j’ai des espoirs, des rêves et des aspirations, et il y a des choses que j’ai toujours voulu faire que Glee, ironiquement, m’a empêché de faire. Car ça prend de mon temps. Mais en parlant de Starkid, j’adorerais être plus productif dedans car depuis que je suis occupé avec Glee je n’ai pas pu travailler avec eux et ça me fend le cœur. Avec un peu de chance je pourrais être plus visible avec eux. Ils ont continué à faire des trucs vraiment cools, et j’ai adoré faire partir des spectateurs et les encourager. Ce serait bien qu’on reprenne des trucs qu’on a commencé mais qu’on a jamais pu finir, que ce soit écrire un nouveau spectacle ou être dans un nouveau spectacle. Si les gens voient ça…au fait, tu sais que j’enregistre cette vidéo pour que les gens la voient ? Au cas où tu voudrais dire un truc horrible sache que des gens vont regarder et te juger..et me juger.

Shay : Ok, salut les gens !

Darren : Salut les gens, ouais ! Salut tout le monde. Donc oui ne me prends pas au mot car je ne sais pas si c’est ce que je ferais, il y a tellement de choses à faire. J’essaie de faire cet album depuis plusieurs années. C’est une très mauvaise idée d’essayer de faire un album pendant que tu joues dans une série, car il y a tellement de choses à faire. En fait, c’est un processus différent si tu es auteur-compositeur, si tu aimes produire, si tu joues d’un instrument et si tu aimes tout écrire. Ma chère amie, Lea Michele, a sorti un album ces derniers mois. C’est un processus différent pour elle car c’est une chanteuse – et une excellente chanteuse – donc c’est plus simple. Je ne dis pas c’est plus simple car c’est beaucoup de travail, et je fais attention à ce que je dis ici…Si jamais Lea voit ça.. Tout le monde doit savoir que son processus pour faire un album est complètement différent de ce que j’essaie d’accomplir. C’est juste plus dur pour moi d’essayer de tout écrire, de commencer de rien et ensuite d’aller tourner une série le lendemain. Puis deux années passent et tout ce sur quoi tu as bossé n’est plus pertinent. Bref. Désolé, je fais attention à ne rien dire de négatif sur Lea Michele car ses fans vont me tuer. Parce que ne vous méprenez pas, je l’adore et j’adore son album. Bref, ce serait sympa d’avoir plus de temps pour donner à cet album l’attention qu’il mérite. Ça sera, je ne sais pas, j’imagine que ça va rebuter certaines personnes et attirer d’autres. Je ne sais pas ce à quoi les fans s’attendent nécessairement. J’aime beaucoup de choses et j’espère que cet album touchera le plus possible. Ce sera avec un peu de chance un album axé sur la pop, mais aussi assez étrange et décalé pour que je n’ai pas l’impression de compromettre mon intégrité. C’est une façon compliquée de dire que c’est un puzzle difficile à assembler. Mais je me sens plutôt bien, enfin je veux dire, je sens que j’ai assez de chansons, c’est juste question de les produire correctement. Alors on peut espérer que l’album sortira quand la série sera terminée et à partir de là, peut-être que je pourrais faire une tournée avec. La tournée que j’ai faite l’année dernière était plus pour m’amuser, jouer des chansons et être à nouveau avec les fans. Je ne sais pas si ces chansons seront obligatoirement dans l’album. Peut-être une ou deux je ne sais pas. C’était plus pour le fun et voir ce que ça fait de repartir en tournée. Alors quand l’album sera sorti, on peut espérer que je fasse ce truc d’artiste. Désolé tu m’as posé une question qui requiert une longue réponse donc tu peux m’interrompre si tu veux..

Shay : Non c’est bon ! J’adore.

Darren : Dis juste « Darren je dois poser le téléphone et couper les griffes du chien », fais moi savoir. Sinon à part ça , les acteurs et les artistes, on est tous des mercenaires, comme j’aime le dire. Alors si j’obtiens un rôle dans un film super, ou un rôle dans une pièce à Broadway, je dis pas non ! Ça dépend du projet. Les gens me demandent souvent si je veux faire des films ou de la télévision. Mais ce n’est pas de mon ressort. Ça dépend vraiment du rôle. Ça ne m’intéresse pas de jouer un super héro mais si on me demande et que c’est un projet sympa alors pourquoi pas ! Je n’ai pas vraiment d’objectifs. J’ai juste certain…tu sais, j’aime travailler, j’aime travailler avec des gens intéressants et sur des sujets intéressants. Alors peu importe la manière dont ça se manifeste, ainsi soit-il et ce sera super. Donc ce sera bien d’avoir un peu de liberté après Glee. Et par liberté j’entends du temps tu sais ? C’est vraiment ça. Donc ouais, j’imagine que ça répond à la question. J’aimerais beaucoup donner plus de crédit au côté artiste et continuer à être acteur autant que possible. J’espère que ça répond à ta question. Tu as d’autres questions pendant qu’on est au téléphone et que je t’interromps constamment ?

Shay : Oui. Est-ce qu’il y aura d’autres suites à AVPM ?

Darren : Probablement pas. On en a fait pour plus de 10 heures, j’espère que c’était assez !

Shay : Je sais mais j’en suis amoureuse j’y peux rien.

Darren : Je suis content que tu poses la question, mais ça n’est pas de mon ressort. Les cerveaux derrière tout ça sont Matt et Nick Lang et c’est vraiment leur projet. Mais ils ont écrit beaucoup et par beaucoup j’entends presque trop. J’ai toujours pas regardé ce qu’on a enregistré pour le troisième car j’étais fou de joie et j’ai eu deux secondes pour apprendre tout ça et j’étais tellement embarrassé. Je me souviens m’être éclaté mais j’étais..argh. Il se passait tellement de choses. Enfin je veux dire, c’est beaucoup. C’est comme la trilogie du Seigneur des Anneaux. Non édité ça doit durer 10 heures. Donc j’ai bien envie de te dire non mais on sait jamais. On ne pensait pas faire une suite et on en a fait deux. On ne sait jamais. J’aimerais explorer l’univers d’autres spectacles qu’on a fait, mais on a d’autres choses. Pour chaque idée qu’on a eu il y a genre 9 idées de spin-off et des fois ces idées se recoupent. Des blagues qu’on a pu écrire dans certains spectacles se sont retrouvées dans d’autres spectacles, pareil pour des personnages qu’on trouvait drôles. Ce serait sympa de voir tout ça avec ces gens. Ça va être excitant. Je suis triste que Glee se finisse..Comme toutes les bonnes expériences, si tu sais déjà quand ça va finir, tu peux t’y préparer. Je serais triste quand ce serait fini mais ce sera cool de passer à la prochaine étape et d’ouvrir un nouveau chapitre. Mais je te le dis, je ne me précipite pas vers la ligne d’arrivée. Glee a été une expérience géniale et c’est triste de penser que ça va se finir. Donc non pas de A Very Potter 4. D’autres questions ?

Shay : Non je crois pas, c’était vraiment sympa ! Merci pour tes réponses j’apprécie énormément.

Darren : Merci pour tout et j’espère que je n’ai pas trop divagué comme je le fais d’habitude. Je le dis à chaque fois mais je sais que je divague donc je sais pas pourquoi je m’excuse. A bientôt, on se retrouve un de ces quatre et amuse toi bien avec les chiens et ouais, bonne continuation !

Shay : D’accord, à plus !

Darren : Au revoir ! Wow c’est comme si vous étiez 9, au revoir !

 

 © Traduction de Pauline.

 

 

 

Darren : De retour dans ma cuisine, sur HiGoodbye. On est en train d’appeler daieastreet, qui a posé une question super cool à propos de l’écriture de chansons. « Comment tu t’y prends pour écrire une chanson ? Est-ce que tu te concentres plus sur les paroles et ensuite tu adaptes la musique, ou composes-tu d’abord la partie instrumentale, ou les deux ? ». C’est une question familière pour les auteurs-compositeurs, que je pose aux auteurs-compositeurs que j’admire…

Carly : Allô ?

Darren : Salut ! Comment ça va ? C’est Darren Criss, à qui suis-je en train de parler ?

Carly : Salut, je m’appelle Carly.

Darren : Carly ? Ton nom est Carly ?

Carly : Oui.

Darren : Quoi de neuf, Carly ? Tu as une minute ou je tombe mal ? J’ai appelé beaucoup de gens, et personne n’a répondu, donc je suis très content.

Carly : Merci d’appeler.

Darren :
Merci d’avoir décroché ! Sérieusement, j’ai appelé au moins 5 personnes et aucune n’a décroché, et je ne veux pas laisser de message parce que… Si, je laisse un message mais je ne vais pas publier la vidéo sinon tout le monde connaîtra leur numéro. Donc c’est super cool.

Carly :
Ouais.

Darren : Donc, Carly, d’où appelles-tu ? Plutôt, où est-ce que j’appelle ?

Carly : Connecticut.

Darren : Connecticut, où ça ?

Carly : C’est une petite ville près de … et …

Darren : C’est où par rapport à Hartford ?

Carly : 45 minutes en voiture.

Darren : Ok. Je connais Hartford, mon frère est allé à l’université là-bas, Trinity College…

Carly : Oui, mon frère a failli y aller.

Darren : Oh cool ! Mon frère y a été. Donc on a presque ça en commun. Carly, ta question m’a beaucoup plu, elle revient souvent pour les auteurs-compositeurs, et je peux citer beaucoup de gens qui y ont de belles réponses. Mais mon procédé… Est-ce que tu composes ?

Carly : Non, je joue un peu, mais je ne chante pas et je n’écris pas vraiment.

Darren : Tu t’es déjà installée pour, juste… improviser quelque chose ?

Carly : En instrumental oui, mais pas avec des paroles.

Darren : Donc je suppose que tu peux comprendre. Pour moi, ça dépend. C’est vraiment au cas par cas, j’aimerais avoir une réponse plus précise. Par exemple, je ne sais pas si tu connais, Starkid…

Carly : Oui.

Darren : D’accord, donc je n’ai pas besoin de t’expliquer, parce que ça serait un cauchemar d’essayer d’expliquer ça. Quand on écrit pour une comédie musicale, c’est différent car on a les personnages qui sont déjà écrits. On a une scène, un objectif et un personnage, qui a une voix littérale et vernaculaire, donc on fait petit à petit. Une grande partie du travail a été commencée. C’est plus amusant d’écrire pour des personnages que pour soi-même, car c’est une expérience plus personnelle et plus difficile. Je pense que les meilleures chansons que j’ai écrites pour Starkid avaient été bien préparées.
Par exemple, une chanson que j’adore, « Granger Danger ». Nick et Matt Lang, les auteurs de la pièce, et certains de nos amis… – « A very Potter Musical » est parti d’une blague, qui se basait sur le fait que Draco Malfoy nourrissait des sentiments amoureux pour Hermione – donc la pièce toute entière a commencé avec cette chanson idiote qu’ils chantaient et qui n’avait pas vraiment de structure ni de mélodie, mais ils la chantaient en rigolant. « I’m falling in love, I’m falling in love, with Hermione Granger! », donc j’ai pris cette phrase et j’en ai déduits une mélodie et des accords. Je pense encore aujourd’hui que c’est une des meilleures chansons qu’on a écrite, car elle vient de quelque chose de sincère, de cette chanson stupide qu’on chantait et de la musique que j’y ai ajoutée. « C’était un mélange des deux dans le sens où ils m’ont donné cette idée et j’ai ajouté des notes spécifiques et de la mélodie à la ligne principale, plutôt que juste ajouter des accords en dessous. Donc c’était plus une approche de l’extérieur à l’intérieur – ça veut dire que l’idée venait de l’extérieur et qu’on a du lui donner forme. Alors qu’à d’autres moments, j’ai écrit des choses plus personnelles…où tu as une mélodie en tête et tu chantes… J’ai une chanson appelée « Human » que j’ai écrit quand j’étais très jeune. Et je me souviens m’être senti vraiment… je sais pas, t’es adolescent et tu te sens juste… tu as quel âge, Carly ?

Carly : J’ai 16 ans.

Darren : Tu as 16 ans ! J’avais 15 ans quand j’ai écrit cette chanson donc y’a plus de 10 ans. J’ai écrit ça y’a 17 ans. Mon dieu non pas 17 ans, y’a 12 ans, j’ai tout mélangé. Les maths ce n’est pas mon fort. Donc c’était y’a à peu près 12 ans et je me rappelle être rentré à la maison, et quand tu es un adolescent la vie est vraiment bizarre et ton cerveau part dans tous les sens, comme tu imagines bien j’en suis sûr. Et je me souviens m’être senti comme un raté, avoir pris ma guitare et sans rien jouer vraiment… « I feel like a loser, I feel like I’m lost… » Et j’ai littéralement chanté ce que je ressentais. C’est arrivé naturellement. Et je pense que c’est le meilleur genre de chansons quand tout se met en place aisément. Car des fois quand tu es assis devant ton piano ou devant ta guitare et que tu écris quelque chose, chantant peu importe quoi, c’est plus dur de saisir du charabia que quand quelque chose sort vraiment de toi. Mais c’est aussi une façon de faire, je peux m’asseoir au piano et juste (chante) et puis basé sur ce que ça a donné, j’essaie de trouver les mots qui pourraient correspondre. Mais c’est beaucoup plus difficile et une vraie plaie. Et c’est autant un cadeau que quand ça sort de toi. Mais c’est rare. J’aimerais en être plus capable. Je parle beaucoup mais c’est une question complexe, j’espère que je ne t’ennuie pas trop Carly.

Carly : Non t’inquiètes c’est bon.

Darren : Qu’est-ce que tu fais en ce moment ? T’es à l’école ? Est-ce que c’est l’après-midi là où tu es ?

Carly : Non c’est les vacances de printemps.

Darren : Oh bah c’est bien pratique. Tu es du Connecticut, et il est 15h40 ici donc il doit être 18 ou 19h chez toi ?

Carly : Oui.
Darren : J’espère que j’ai répondu à ta question car j’ai pour habitude de partir dans de longs discours mais c’est une grosse question avec pleins de réponses différentes. J’ai pu faire ce documentaire super sur Stephen Sondheim et il cite Irving Berlin…tu le connais ?

Carly : Ouais.

Darren : Il a écrit beaucoup de chansons importantes dans l’histoire de la chanson ; il prenait des phrases et il ne les écrivait pas musicalement mais rythmiquement. Il y a une chanson célèbre – une de mes préférées – appelée « Just One Of Those Things » allez faire des recherches dessus si vous regardez cette vidéo ou si vous écoutez ça, allez voir cette chanson. Et c’est cette chanson toute mignonne… Tu as cette amourette envers quelqu’un et que tu essaies de leur expliquer que non c’était juste une ces choses qui arrivent, qu’il ne faut pas penser que c’était plus. Irving Berlin a écrit « It was just one of those things », comme si je te le disais, et il a écrit la mélodie autour (chante) et c’est une super mélodie car ça correspond à comment tu le prononcerais en vrai. Je viens juste de citer Sondheim qui cite Irving Berlin et vous pouvez voir ça dans un documentaire appelé « Six By Sondheim » dans lequel je fais impudemment apparition. Quand j’ai entendu ça, quand j’ai vu ça…je me suis dit que c’était vraiment cool. Donc j’essaie de prendre des phrases, comme par exemple « Totally Awesome » pour parler de A Very Potter Musical encore une fois. J’ai écrit « Totally Awesome » et ça ne sonnait pas comme ça (chante) mais plutôt comme si je le disais.

Alors quand on peut trouver ce mariage avec façon dont les mots sonnent naturellement dans une conversation et la musique… Quand on peut les associer, c’est un ensemble divin. C’est super à faire et j’ai dû le faire une fois ou deux. Et j’essaie de le faire de plus en plus. Mais ça dépend aussi du genre de musique que tu écris et y’a tellement d’autres facteurs qui sont à prendre en compte… Je divague comme d’habitude mais c’est un sujet vraiment cool. Pendant que je t’ai au téléphone, est-ce que tu as d’autres questions ou d’autres sujets sur lesquels on pourrait parler ?

Carly : Pas vraiment, je ne crois pas.

Darren : Et bien dans ce cas, merci pour cette question intéressante et, quand est-ce que tu retournes à l’école Carly ?

Carly : Lundi.

Darren : Lundi, bouh. Non l’école c’est sympa, ça forge le caractère. Merci d’avoir écouté mes absurdités et on se revoit un de ces quatre.

Carly : Ok, est-ce que je peux dire quelque chose rapidement ?

Darren : Bien sûr. Et tu sais que c’est enregistré ? Et que je vais poster cette vidéo de nous deux en train de parler ?

Carly : Oui je sais y’a pas de problèmes.

Darren : Ok, cool. Pour pas que tu dises quelque chose que tu ne voudrais peut-être pas que des gens regardent.

Carly : Merci de m’avoir appelé.

Darren : Y’a pas de problème.

Carly : Et merci en général, tu m’as beaucoup aidé et tu m’inspires énormément.

Darren : Oh et bien de rien! Et je te ferais savoir que ça va dans les deux sens. Quelque soit l’inspiration que je te donne, je te promets que tu me la donnes en retour. C’est le cercle de la vie. Mais merci pour ça Carly, de rien et merci.

Carly : Merci et de rien!

Darren : A un de ces quatres, bonne continuation.

Carly : Ok merci au revoir !

Darren : Au revoir ! …C’était sympa.

 

© Traduction d’Anne-Laure et Pauline.

Darren a annoncé sur son compte Twitter, son envie de répondre aux questions de ses fans mais d’une manière différente, par téléphone! Nous vous proposons donc la retransmission des appels téléphonique que Darren a rendue publique.

Darren :  Salut tout le monde ! Comment ça va ? C’est Darren Criss, en direct de ma cuisine. C’est là que j’ai le plus de lumière, on y voit mieux que dans mon bureau. C’est mon premier appel « HiGoodbye ». L’appel est pour « ohelderprice », qui a demandé : « Quelle est ta comédie musicale préférée ? »
J’espère que ça va marcher. J’ai vraiment hâte.

OHELDERPRiCE :  Allô ?

Darren : Bonjour !

OHELDERPRICE : Allô ?

Darren :  Bonjour, c’est Darren Criss. Comment t’appelles-tu ? (Silence.) Allô ? C’est bien « ohelderprice » ? Bah, ça a raccroché ! C’est trop triste ! Et moi qui me faisais une joie d’avoir cette conversation. Bon, eh bien, c’était le premier « HiGoodbye ». Enfin, comme il n’y a pas eu de « au revoir », c’était plutôt un « Hi ». Quoique, ça a raccroché, ce qui équivaut à un au revoir. Je vais quand même dire au revoir. « Ohelderprice », je regrette que nous n’ayons pas eu l’occasion de discuter, mais si tu regardes cette vidéo, sache que j’ai plusieurs comédies musicales préférées. Ça dépend généralement de mon état d’esprit. Il y a d’abord « Cabaret ». Je suis un grand fan de John Kander et Fred Ebb, qui ont composé la musique [Plus précisement, John Kander a composé la musique, et Fred Ebb a rédigé les paroles.], si tu connais la pièce, ou le film. Emcee est un de mes personnages préférés. J’adore son histoire : elle est emplie d’ironie, d’une certaine noirceur aussi, qui la rendent à la fois troublante et touchante.

Et la musique de Cabaret est vraiment excellente et intemporelle. Il y ensuite « Assassins », une comédie musicale un peu moins connue de Stephen Sondheim [Compositeur et parolier de comédies musicales]. Elle a ce même côté sombre et ironique. J’aime beaucoup les comédies musicales qui arrivent à traiter de sujets graves avec une certaine… légèreté, si on peut dire, et à susciter de l’empathie envers des événements graves et des personnages complexes. C’est assez difficile à réaliser d’un point de vue narratif.

Et bien sûr, il y a les spectacles plus comiques, qui m’ont donné le goût des comédies musicales. J’ai beaucoup d’affection pour les spectacles plus « classiques », comme « The Music Man », « The Pajama Game », « Guys and Dolls », et toutes ces comédies dont les puristes diraient qu’elles ne sont pas vraiment… Je ne sais pas trop ce qu’ils en diraient. En tout cas, j’aime beaucoup les vieilles comédies musicales, et c’est difficile de choisir, mais je mettrais sans hésiter « Assassins » et « Cabaret » en tête de liste. J’espère que ça répond à la question, et que vous avez apprécié cette vidéo. « Ohelderprice », c’est dommage que tu n’aies pas répondu… ou plutôt que tu m’aies raccroché au nez. J’ai bien peur que tout le monde soit au courant maintenant. En tout cas, c’était très sympa. J’espère que ce premier « HiGoodbye » depuis ma cuisine vous a plu, et il y aura une autre session bientôt. A très vite !

 

 

© Traduction d’Amandine

 

Darren : Dans quelle comédie musicale Lea Michele a-t-elle fait ses débuts ?

Lea : Pourquoi tu me poses une question sur moi ?

Darren : Je veux juste savoir si tu sais !

Lea : Ok, à mon tour. Finis ses paroles…

Darren : Je vais pas pouvoir faire ça.

Lea : « What’s new Buenos Aires..? »

Darren : What’s new Buenos Aires? I’m new…you are known by now ?

Lea : « You oughta know whatcha gonna get in me, just a little touch of star quality ». Termine cette phrase…

Darren : Je suis dans la merde.

Lea : « Stars in your multitudes… »

Darren : Stars in your multitudes…out in the darkness…faut que j’écoute en contexte !

Lea : Et Wicked. Avec qui finit le personnage de Fiyero ?

Darren : Me demande pas ça. Fiyero finit avec..la blonde, le..

Lea : Regarde pas derrière la caméra pour avoir les réponses !

Darren : Il finit avec Elphaba non ?

Lea : Bon travail.

Darren : Ne me fais pas peur en me faisant croire que c’est une question difficile !

 

(Cliquer sur la vignette pour accéder à la galerie du shooting)

C’est le dimanche du SuperBowl et nous sommes reclus dans les collines d’Hollywood, un air de paix et de solitude nous entourant. Pourtant,  à l’intérieur des murs de notre villa les rires fusent. « Oh mon dieu, joyeux dimanche de Superbowl les mecs » dit Darren Criss avec un accent digne d’une Valley Girl (ndt : une Valley Girl est le nom qu’on donne aux femmes américaines souvent consuméristes et égo-centrées), imitant le langage du corps d’une adolescente. A travers notre photoshoot Indie, il est clair que le cerveau d’une des stars de Glee est toujours en ébullition, et qu’il est capable de sortir des blagues sarcastiques et bien placées à tout moment. A un moment, il a même récité de mémoire un sonnet de Shakespeare en pentamètre iambique. Armé d’un esprit farouchement rapide et de perspicacité, Criss mène la danse. Mais il donne de son temps à chaque personne dans la pièce.

C’est une étincelle rare qui a mené l’homme de 28 ans vers des chemins intéressants – de reprendre le rôle de Daniel Radcliffe dans la comédie musicale « How to Succeed in Business Without Really Trying », à jouer aux côtés de Kirstin Wiig dans le film « Girl Most Likely » et à se produire au bal inaugural d’Obama en Janvier dernier. Pas si mal comme voyage étant donné que tout a été fait en parallèle de son emploi du temps dans la série Glee. La série primée et hebdomadaire est un vrai phénomène et une prouesse culturelle, avec le personnage homosexuel que joue Criss, Blaine Anderson,  ce dernier ayant notablement réformé la culture pop. Ouvrant les yeux et les portes de la communauté LGBT depuis trois ans, Ellen DeGeneres applaudit Criss car il joue « un adolescent gay très sûr de lui, chose qu’on ne voit pas beaucoup à la télévision ».

Originalement choisi pour jouer un personnage récurrent, le natif de San Francisco est rapidement devenu une partie intégrale de la série musicale. Sa première performance dans la série (une reprise de Teenage Dream par Katy Perry) a gagné l’or et est grimpé au sommet des ventes sur Itunes.  Star du jour au lendemain, Criss est paru sur les couvertures de Billboard, Entertainment Weekly, Vanity Fair et de la bible gay Out (pour information, Criss est hétéro). Mais bien avant que les sites de potins soient obsédés par la sexualité de Criss et autre, il avait déjà touché le succès. Son arrivée sous les feux des projecteurs du net se fit grâce au succès de la pièce « A Very Potter Musical » par sa Team Starkid (une troupe de théâtre qu’il a formé à l’université du Michigan) dans laquelle il a joué en 2009.  Ayant écrit la moitié des chansons de la pièce (qui a maintenant plus de 10 millions de vues), Criss a écrit toute la bande originale de sa suite « A Very Potter Sequel » en 2010.  Son premier EP « Human » est sorti la même année, juste quelques mois avant de décrocher son rôle dans Glee. Les fans de la série, connus sous le nom de « Gleels », sont enragés et dévoués, d’une façon fascinante. 

Une seule recherche au nom de Darren Criss sur Tumblr ou Instagram nous emmène tout droit vers une tonne de pages hilarantes crées par les fans  (nos adresses favorites adorkabledarrencriss.tumblr.com, darrenistotallyawesome.tumblr.com and evrydayiscrissmaswithdarren.tumblr.com).  Les réseaux sociaux ont été une partie essentielle de sa montée astronomique, avec d’abord Youtube envoyant « A Very Potter Musical » au paradis viral, et également les vidéos de ses auditions pour Glee qu’il a posté sur son MySpace.  Mais Criss est le premier à admettre qu’il a une relation ambiguë avec les réseaux sociaux, l’intimité, et les demandes affamées du monde d’aujourd’hui. Qu’est-ce qu’on ressent quand on est au milieu d’un tel culte de la culture pop, avec plus de 1,5 millions de personnes essayant de décoder chacun de vos tweets ? En exclusivité pour le magazine Indie, Criss s’est assis avec nous et nous en avons appris plus, mettant sur le tapis les paroles de sa chanson « Human » en premier plan: « Why do I have this incredible need to stand up and say – ‘Please pay attention? »

Indie: J’ai lu quelque part que tu sais parler différentes langues.

Darren: Je connais les bases de pas mal de langues mais je ne les parle certainement pas couramment. J’adore les langues, je pense que ça vient de mon amour pour la musique, la théorie de la musique, la façon dont le son est diffusé. J’ai toujours aimé la tonalité car je fais des imitations, j’adore copier les choses. En tant qu’acteur, tu ne peux pas être le personnage que tu incarnes, donc au final c’est ce que tu peux faire par l’imitation. C’est la loi des Romains. Tu sais, les Romains ont simplement pris les idées des autres et les ont fait leurs. Et après c’est devenu distinctement romain.

Indie: Quand a commencé ton amour pour la musique?

Darren: J’ai commencé le violon à l’âge de 5 ans, ce qui est assez intéressant car je ne sais pas ce qui a déclenché ça. Il n’y a pas eu de moments « Aaah » où j’ai vu un violiste et où j’ai voulu ensuite en jouer. Je me souviens juste d’avoir dire à ma mère que je voulais jouer. Et j’ai fini par en jouer pendant environ 15 ans. Je pense que le violon est la racine de tout ce que je fais, car il y a une attention aux détails et à la précision, et il y a une toute petite marge d’erreur. C’est un terrain d’entraînement inimaginable pour beaucoup de disciplines. Encore une fois, ça m’a donné un penchant particulier pour les harmoniques, le ton, l’exécution – et les dynamiques de ce son – ce qui nous ramène à mon amour des langues et de la comédie. Dans chaque scène, parler est une fonction musicale. Beaucoup d’acteurs, surtout les comédiens, ont tendance à être de très bons musiciens. Ils comprennent la cadence et le phrasé. Je pense que Bill Clinton serait un bon exemple, il n’est pas un joueur de saxophone de renommé mondiale mais il a le sens du jazz et du rythme. La bravade (= provocation insolente) quand il parle vient du fait qu’il sait comment poser les choses. C’est un bon exemple à lier avec mon amour de la musique qui se fond dans la comédie. Les gens me demandent toujours « tu voudrais être lequel ? » Les deux. Ils ne font qu’un.

Indie: Tu es bien tombé niveau carrière avec cet état d’esprit.

Darren: Absolument. Nous (dans Glee) sommes tous des mercenaires dans le sens où on peut faire les deux jobs, c’est assez cool.

Indie: Je pense que Glee est intéressant dans le sens où ça a aidé la jeune génération à adhérer au théâtre.  Dans mon lycée, c’était quelque chose de très impopulaire.

Darren: J’ai été très chanceux. J’ai grandi dans un lycée très cool. Je suis un gars terriblement positif, ce qui peut causer ma perte. Mais au lycée, j’ai eu du mal à adhérer à la représentation du lycée typique à la télévision, dans les films ou dans les médias. Tu sais, le vieux stéréotype du sportif contre les geeks et dingues de théâtres. Je n’ai jamais vu cette hiérarchie assez catégorique de la société. Peut-être que ça existait dans l’esprit des gens – je pense que les gens regardent ces films et projettent tout ça dans leur vie. Personnellement, j’ai fait un peu de tout – théâtre, sport, politique, j’avais vraiment l’impression d’être ami avec tout le monde. Ça ne veut pas dire que j’étais un garçon populaire, mais j’appréciais tout le monde. Mais encore une fois c’est peut-être dû au fait que je trouve vraiment tout le monde et tout intéressant.

Indie: Ce n’est pas si terrible que ça comme problème.

Darren: Ça peut l’être, comme quand par exemple tu penses que quelqu’un est très bien et que tu découvres qu’il est vraiment fou ! (rires). Je suis une personne très ouverte mais de nos jours je suis ouvert de façon sélective. Et ça a beaucoup à avoir avec le fait que – non pas nécessairement car j’ai un emploi qui fait de moi une personne publique, mais que je vieillisse. Tu deviens plus sélectif peu importe si tu travailles dans le domaine public ou non. Nous sommes tous nos propres petites figures publiques. C’est tellement cliché, mais étant donné la façon dont les réseaux sociaux marchent, nous vivons tous une vie publique de nos jours.  Nous avons tous plus d’amis, vrais ou non, que n’importe quelle autre génération avant nous.

Indie: La bonne vieille discussion sur les réseaux sociaux.

Darren: Ma petite règle c’est que si tu entames une conversation décente avec n’importe quel être humain, attends 3 à 5 minutes et quelque chose à propos des réseaux sociaux va arriver sur le tapis. Que ce soit un parent qui parle à ses enfants qui sont sur Twitter et des problèmes que ça présente. Ou si tu parles des relations, cela peut être à propos des difficultés et de la mauvaise communication que le réseau social a présenté, ou peut-être de comment un couple s’est rencontré sur un réseau social. Ça a imprégné chaque recoin de la vie de tous les jours.

Indie: Tu penses que c’est une chose positive ?

Darren: C’est drôle, car même si c’est récent, il y a toujours beaucoup de termes et de titres sociologiques : du plus familier au FOMO (Fear Of Missing Out = la peur de rater quelque chose). Comme tout, que ce soit la science, la technologie, la littérature…avec chaque pas avant fait dans notre culture, tu fais un pas en arrière.

Indie: Juste par curiosité, que penses-tu de Tumblr ?

Darren: Tumblr est une chose géniale. Ça a vraiment aidé des gens comme moi, car les fans et supporteurs nous aident à suivre le fil de ce que nous faisons. Ce qui est drôle avec avec Tumblr c’est que…eh bien, je pense que beaucoup pense qu’on n’a pas internet ! C’est une coupure bizarre où les fans oublient qu’on peut voir tout ce qu’ils postent, je pense aussi que beaucoup ne réalise pas que rien n’est privé sur internet! Mon frère – je te cite Chuck (car il est toujours en mode « Tu ne me cites jamais dans tes interviews ») a récemment dit : « J’ai l’impression que Tumblr est comme un casier au lycée sauf que tout le monde peut le voir et il ne part jamais ». Dans des casiers de lycée, on peut mettre des petites choses qui nous sont personnelles. A la fin de l’année tout est enlevé. Tu peux être une personne différente, tu n’es pas redevable de ce que tu as déjà fait. Ces gamins postent des choses sur internet qui seront là pour TOUJOURS, et sous la main de tout le monde. Ceci étant dit, je vais défendre les réseaux sociaux ! C’est facile pour nous d’être en colère contre ça car oui, il y a beaucoup de choses négatives. Bien sûr on a le visuel qu’on connaît tous : des gens sur leur téléphone qui sont déconnectés du monde. L’ironie ultime c’est que nous, surtout la jeune génération, sommes plus connectés que jamais, mais juste à un niveau personnel. Et encore une fois, c’est peut-être moi qui fait mon satané idéaliste mais – ça vient du besoin humain de se connecter. Nous sommes dans nos propres mondes et on travaille deux fois plus pour être dans celui des autres. C’est un paradoxe fou. Et je peux dire sans prendre trop de responsabilités que je suis comme tout le monde, je suis aussi frustré et fasciné par toutes les choses terribles que ça a fait pour nous (rires). Mais je suis l’avocat du diable car je cherche les choses positives

Indie: Es-tu heureux de faire partie de cette génération ?

Darren: Le film de Woody Allen « Midnight In Paris » illustre bien mes croyances de ce temps. La génération suivante vénérera la précédente et ainsi de suite, c’est pourquoi il est important d’aimer là où on est maintenant. Il y a tellement de bonnes choses à propos de notre génération, je crois vraiment en la résilience (=capacité à résister aux chocs) de l’esprit humain. Il y a une résilience dans l’esprit humain qui prévaudra toujours. Même si cela change, le modèle bougera tout le temps, c’est comme ça que marche l’évolution bordel ! (rires). C’est comme ça que la société fonctionne. Les gens essayent toujours d’être de meilleurs êtres humains.

Indie: Qu’est-ce que tu penses des meme et des gifs ?

Darren: Ils sont aussi représentatifs culturellement que les graffitis, l’art de rue, l’art populaire qui correspondent à une certaine culture. Tu réalises qu’ils font partie d’un truc plus grand. Ça peut être dur de réaliser qu’ils ont un impact et une influence. Ce qui est aussi très intéressant c’est si tu vois un meme qui est partout, personnellement je me demande toujours « Qui a fait ça ? D’où il vient ? » et il n’y a aucun moyen de savoir. C’est comme l’art populaire, ça vient d’anciennes traditions qu’on ne peut pas suivre car ça appartient à certaines personnes. Il y a quelque chose d’assez cool à ça. Peut-être parce que je suis dans le monde de la musique et que la propriété intellectuelle est quelque chose de très collant. Je suis genre « A qui reviennent les droits de ce des trucs ?! »

Indie: Tu as dit un mot tout à l’heure qui m’a interpellé : privé. L’intimité est importante pour toi ?

Darren: J’ai toujours été une personne privée. Je suis totalement extraverti, mais je le suis sélectivement. Parfois les gens pensent que je ne veux pas tweeter quelque chose car c’est un truc d’acteur, ou un truc à propos de Glee, mais même si Twitter existait quand j’étais à l’université, je n’ai jamais aimé codifier les pensées en quelque chose d’éther (= du ciel). Peut-être parce que je suis Verseau ; je n’aime pas faire des déclarations ou des annonces, je n’ai jamais ressenti le besoin de porter des choses publiquement. Donc les réseaux sociaux peuvent être dur pour moi. Je respecte l’uniforme, je respecte son pouvoir et son usage, et bien sûr j’en suis reconnaissant. Si les gens s’intéressent et veulent savoir ce que je fais, je devrais être chanceux ! Le moins que je puisse faire est leur donner une réponse. Mais des fois ce n’est juste pas mon style, je suis un peu vieux jeu. J’aime les appels téléphoniques, j’aime parler aux gens, j’aime pouvoir être capable d’entendre la cadence de la voix de l’autre. Les choses sur internet manquent de contexte. Mais je leur dois beaucoup, car elles m’ont amené où je suis aujourd’hui. Je ne te parlerais pas aujourd’hui sans le pouvoir des réseaux sociaux ! Mais quand on vit une vie si publique, c’est important de garder des choses pour soi.

Indie: C’est aussi différent, sachant que presque 2 millions de followers liront ton tweet.

Darren: Exactement ! Je suis une personne très fastidieuse et minutieuse, ce qui est un problème dans le sens où j’ai 4 ans de retard sur mon album ! (rires). Je ne peux pas sortir les choses comme ça. Sinon, ils sortent merdiques – sans jeu de mots – mais j’ai juste besoin que les choses soient…parfaites. J’ai besoin d’être fier d’elles. Même si on parle d’un tweet stupide sur un concert ! C’est mon obsession de la perfection, car je suis conscient que tout ce qui est sur internet est là pour toujours.

Indie: En regardant plus loin, à quoi aspires-tu?

Darren: A beaucoup de choses différentes. Je pense vraiment que toutes les choses que je fais sont connectées, et ça nous ramène au début de notre conversation – avec la musique qui se fond dans la comédie et la comédie qui se fond dans mon amour de la communication et des êtres humains et du fait de créer une discussion. Inciter un nouveau processus de pensée. Les gens sont toujours fascinés par les catégories, du genre « Oooh, cet acteur est devenu réalisateur ». Ce n’est pas vraiment différent. Si cet acteur devenait plombier ce serait assez cool ! Dans le domaine artistique, tout est cousin de tout. Moi par exemple, j’adore diriger des pièces de théâtre et j’adore guider les acteurs. Je pense que je fais essayer de réaliser quelque chose de ma création, peut-être un court métrage ou un truc du genre, un de ces jours. Juste pour s’amuser et re-bouger un peu ces muscles. Mais encore une fois, je suis juste une mercenaire, ce n’est pas moi qui décide. C’est ma décision de travailler aussi dur que je peux et de me faire le plus d’opportunités possibles. J’ai adhéré à l’idée que je ne vais pas toujours pouvoir faire ce que je veux. Ne s’attendre à rien et espérer pour tout – c’est un but au jour le jour.

Indie: Tu as mentionné ton album tout à l’heure. Quels sont tes plans pour ça?

Darren: Qu’il sort un jour ou pas, je veux avoir fini cet album à la fin de l’année. C’est difficile car si tu fais un album ou un film, tu peux t’y vouer complètement pendant une paire de mois, puis disparaître, puis revenir. Tu sais, descendre la montagne en secouant l’album au dessus de ta tête ! Mais je ne grimpe la montagne que pendant les week-end car je travaille 6 jours par semaine, 15 heures par jour, 10 mois et demi de l’année. Je fais ce que je peux avec ce que j’ai.

Indie: C’est un processus difficile ?

Darren: Complètement ! C’est le moyen le contre productif pour créer quelque chose artistiquement. Tu commences un jour, et tu y reviens un mois et demi plus tard. Et pendant ce laps de temps, ton cerveau est ailleurs et ça n’a plus de pertinence.

Indie: Tu as prévu quoi pour l’album ?

Darren: Mon frère m’a dit quelque chose de très beau à Noël. Il est aussi musicien, on a grandi avec la même musique et on aime la même musique. Il m’a regardé droit dans les yeux et m’a dit « Promets moi juste que ton album ne sonnera pas comme un compromis ». Et ça m’a vraiment frappé, j’étais en mode « Oh mon dieu, j’ai tout compromis ! » (rires). Je prendrais une balle pour ce mec donc ça m’a vraiment fait passer la vitesse supérieure. J’ai une vraie opportunité avec cet album : faire une déclaration. Ça aurait été très simple pour moi il y a deux ans de sortir un disque de pop simple – pas qu’il y ait quelque chose de mal à ça, je ne me monte pas sur mes grands chevaux. J’aurais pu travailler avec des grands paroliers, je n’aurais pas eu à toucher à l’écriture ou à produire quoique ce soit. J’aurais pu chanter de grosses chansons, être joué à la radio, faire des tournées…mais ce n’est pas moi. Ce n’est pas quelqu’un que je veux être, ni quelqu’un que je veux être pour le restant de ma vie. Heureusement en tant qu’acteur, les gens aiment ça quand ils ne savent pas trop ce que tu fais – tu sais «  il est mélancolique, il joue plusieurs trucs ». Mais dans la musique c’est le contraire, les gens retournent le miroir et font « Qui es-tu ? Quelle est ta déclaration ? » et c’est une question tellement injuste, parce que tu es genre « je sais pas ! ». J’essaie de trouver la réponse, comme tout le monde.

Indie: Quelle musique t’a influencé en grandissant?

Darren: Le rock alternatif des années 90 a eu un gros effet sur comment j’approche la musique aujourd’hui. Je dis toujours que Nirvana m’a appris à jouer le jazz. Si tu es familier avec comment la guitare fonctionne : il y a un truc appelé accord de puissance, qui est un accord assez neutre, et j’ai commencé à jouer ces chansons en pleine harmonisation des cordes. Si tu joues « Smells Like Teen Spirit » avec les majors ou les mineurs ou 7ième, tu rajoutes une corde complète à ce qui est juste un octave et un cinquième. Tu peux commencer à créer ces tonalités très intéressantes, et si tu joues un rythme différent, ça fait un son jazz un peu bizarre. Je jouais aussi beaucoup de punk étant gamin, et j’aime toujours le punk rock. On écoutait de tout chez moi. Je me souviens à l’époque on avait nos gros classeurs à CD. J’avais du NOFX, du The Offspring, Flogging Molly, tous ces groupes de ska, mais j’avais aussi Dr Dre, 2 Pac et Biggie, à côté d’une version originale des Misérables. Les gens sont toujours en mode « C’est quoi ton plaisir coupable ? » je ne crois pas à ça – si c’est un plaisir, je ne me sens pas coupable. (rires). Je sais que ça passe pour cliché, mais mon frère et moi étions à fond dans les Beatles. On a acheté chaque livre et chaque album. A ce jour, on discute toujours les structures de chaque chansons, comme les accro de musiques que nous sommes. Quand tu crées un disque, tu cites toujours les Beatles à un moment, et ce qui me tue c’est que les Beatles n’avaient pas les Beatles auxquels se référer ! Ou Beethoven n’était pas capable de dire « je vais écrire quelque chose qui sonne comme la 5ième symphonie de Beethoven ». Mais tout est dérivé, il a peut-être copié son voisin dont on n’a jamais entendu parlé – ou peut-être que les Beatles ont joué avec les Delta Blues qui n’avaient que des disques à Liverpool. Il y a tellement d’artistes que j’aime et beaucoup de monde ne les connaît pas. Et comme j’ai cette petite boîte et ce petit projecteur pointé sur moi – pour un temps indéfini – j’ai l’impression que c’est mon devoir de prendre leur travail et de le rendre grand. Mon but est de voler assez de leurs travaux pour construire un empire romain ! (rires). Et d’essayer et de faire quelque chose de grand grâce à la sagesse des anciens.

©Traduction de Pauline



Glee Cast – Love Is A Battlefield (Glee Cast Version)
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À l’occasion de la sortie du quinzième épisode de la saison 5 prévu pour mardi 8 avril, la FOX a organisé en plus du Behind The Scene, un quiz animé par… Darren, en voici la retranscription;

 

Darren: Wilkommen, Bienvenue et Welcome au Quiz des Bébés de Broadway version Glee. Nos candidats aujourd’hui, la magnifique et magique talentueuse Lea Michele et l’inarrêtable Christopher (Paul) Colfer. Ils sont là pour gagner le titre du meilleur bébé de  Broadway. Premier candidat, Lea, tu es prête? Candidat deux, tu es prêt aussi?

Chris : Je suis prêt.

Darren : D’accord.  Allons-y Allons-y !!  C’est pour Chris ça. Question numéro 1 : De quelle comédie musicale vient : No One Is Alone ?

Lea : No One Is Alone vient de Into The Woods.

Chris : Into The Woods.

Darren : Ding Ding Ding Ding! (Darren faisant du bruitage)  C’est correct ! Question numéro… 2 !  Instantanément c’est en deux parties : Quel personnage et dans quelle comédie musicale est référé comme une tête de linotte., un feu follet, un clown ?

Chris : Oh, Maria dans The Sound Of Music!

Darren : Parfait. Sympa, ça fait 2 points pour Chris

Lea : Je n’en ai pas la moindre idée….

Darren : une tête de linotte, un feu follet, un clown ! Maintenant, c’est plus facile.

Lea: Est-ce que c’est The Sound Of Music…?

Darren : Ouais.

Lea : Maria!

Darren : Ding Ding Ding  ! Question 3 : Quelle été,  la comédie musicale qui a duré le plus longtemps à Broadway, lorsqu’elle s’est arrêté en 2000 et aussi l’animal de compagnie préféré de Chris ?

Lea : C’est Cats !

Chris : Cats.

Darren : Oui.

Chris : Parce que c’est le Fantôme de l’Opéra qui l’a remplacé.

Darren : Tu as un animal fan du Fantôme de l’Opéra ? Question 4 : Qui a joué Maria dans l’épisode de Glee ?

Lea : Moi

Darren : Point Bonus pour celui qui a joué Tony ?

Lea : Toi

Darren : Oui

Chris : Lea Michele

Darren : Point Bonus -  Qui a joué Tony ?

Chris : J’aurais dû jouer Tony mais tu as joué Tony car tu as obtenu le rôle.

Darren : Question 5 : Quel est le vrai nom de Patti LuPone ?

Lea : Quoi…?

Chris : C’est pas son vrai nom ?!

Darren : Ding Ding Ding ! Question Piège ! Patti LuPone est son vrai nom !

Lea : OK, ce n’est pas juste. Je sais tout d’elle…

Darren : Question 6 : Quel jour de la semaine est la nuit noire pour les shows de Broadway ?

Chris : J’ai envie de dire Lundi.

Darren : Oui, c’est correct. Et c’est aussi une qualité de dingue pour un super héros de blockbusters.

Lea : Quoi, Lundi ?

Darren : Dark Knight. Question 7 : A choix multiples, Parmis les propositions, laquelle est une comédie musicale Rock ? A) Rock Of Ages, B) Le Fantôme de l’Opéra, C) Stewart et D) Sound Of Music ?

Lea : Rock Of Ages!

Chris : Rock Of Ages !

Darren : Ding Ding Ding  ! Quelle genre de tarte, Mrs Lovett cuit dans Sweeney Todd ?

Lea : Tarte à la viande.

Darren : Tarte à la viande?

Lea : Oui.

Darren : Tarte à la viande…

Chris : Tarte à la viande.

Darren : Ding Ding Ding Ding Ding ! Chris déchire tout !! Question 9 : Finis cette parole de la chanson de Guys &’ Doll – Sit Down Your Rockin The Volt, Sit Down Your Rockin The Goat, Sit Down Your Rockin The Boat ou -  Sit Down Your Rockin The Casbah ?

Chris : C’est Sit down your rockin the boat.

Darren : Faux! C’est sit down your rockin the goat.

Lea : Je suis bien trop compétitive pour ces bêtises.

Darren : Elle l’a. (la réponse) Dernière question -  Qui a gagné le Tony Award 2004 de celui de la meilleure actrice dans une comédie musicale? Allez un indice : Elle a prêté sa voix pour le film à succès Frozen.

Chris : Oh, c’est Idina Menzel pour Wicked.

Lea : C’était quand Idina a gagné pour Wicked!

Darren : Faux, la réponse était Adele Dazeem. Et le gagnant est Chris, tu as battu Lea, bravo à ton cerveau. Bon et bien, la comédie et la tragédie de tous les amis. A bientôt, Adieu, Auf Wiedersehen et Bonne Chance.

 

©Traduction d’Alexis.



Glee Cast – Broadway Baby (Glee Cast Version)



Glee Cast – Not While I’m Around (Glee Cast Version)



Glee Cast – No One is Alone (Glee Cast Version)


Darren Criss – Not While I’m Around (Episode Version)

Et vous, que pensez-vous de ces chansons?

À l’occasion de la sortie du quinzième épisode de la saison 5 qui aura lieu le 8 avril, nous vous proposons la traduction de la courte allocution de Darren lors de ce Behind The Scenes où il fut en compagnie de Lea Michele.

Darren : Je suis effectivement, très sentimental quelques seconde, je suis vraiment heureux d’arriver à chanter cette chanson avec toi. Parce que je considère que nous ressemblons à des bébés de Broadway. Je n’ai pas grandi à Broadway mais j’ai grandi en adorant Broadway et cette chanson possède une sorte d’ambiance très…

Lea : Oh, j’ai chanté cette chanson quand je devais avoir 8ans !

Darren : Probablement quand j’avais 8 ans aussi. Mais c’est comme un hymne chansonesque de Broadway. Nous aimons Stephen Sondheim et nous sommes comme (lui). Des passionnées des théâtres de Broadway qui aiment chanter ces musiques, et le fait que nous y arrivons, à le faire ensemble c’est vraiment, spécial.

Lea : Vraiment spécial !

 

(Cliquer sur les vignettes pour accéder aux différents albums du 5×15)

©Traduction d’Alexis.